Un sujet majeur :

 LE DEPOTAGE ET LE PRIX DES CARBURANTS

 

Il faut savoir que Palais est classée « installation Seveso seuil haut » pour le « risque d’explosion et d’incendie. »

Ce qui signifie - selon le rapport d’un consultant en dangers industriels

 

*risque d’explosion du tanker,  « la distance de danger retenue ; risque de blessure grave, est de 23 mètres ». Un tanker rempli de 350 M3 de gasoil, explosant, déterminera une première zone 1 « létale » à 655m et une seconde Zone 2, (effets irréversibles) à 1441 mètres (minorant par rapport aux liquides inflammables : super ! )

* risque foudre: une grue dans le port a été touchée le 28.6.2003 !

 

Seul un dépotage sur ponton extérieur au port est acceptable afin de permettre des livraisons d’hydrocarbures pérennes (avec un bateau pouvant affronter la haute mer) et d’assurer la sécurité des personnes et ne pas porter atteinte à l’environnement, et ainsi contribuer sereinement au développement durable de cette l’île d’exception.

 

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Sur ce sujet

1er septembre 2022 :  RAPPORT DE LA CHAMBRE RÉGIONALE DES COMPTES (pages 28 à 30) sur les exercices 2017 et suivants `

 

Il dit clairement:

« La CCBI a confié la gestion du dépôt pétrolier, du pipeline et des installations portuaires de déchargement à un prestataire privé par délégation de service public. Au titre de cette convention les investissements et les réparations majeures sont à la charge de la CCBI. Lors du renouvellement de la DSP, il n’y a traditionnellement pas de société concurrente.

Une fuite est intervenue sur le pipeline en avril 2019.

 

Ces évènements ont conduit la communauté à s’interroger sur l’opportunité de remplacer l’installation en fin de vie, qui datait de 1967 (comme le dépôt). Elle a donc commandé une étude qui a exploré cinq scénarios, parmi lesquels l’arrêt définitif de l’utilisation du pipeline, voire la fermeture du dépôt et l’approvisionnement direct des distributeurs et gros consommateurs par caboteurs.

 

Cette dernière solution a été rejetée par la communauté, compte tenu de la volonté de limiter le transit des camions dans le centre-ville, … et de sécuriser par des stocks tampon la disponibilité du carburant, notamment pour la chaufferie de l’hôpital.

Au vu de l’ensemble de ces considérations, la CCBI a fini par opter en décembre 2021 pour la poursuite du dispositif actuel jusqu’au démantèlement de l’Anatife, assorti d’aménagements complémentaires.

 

Le coût de cette opération au stade de l’étude de faisabilité est estimé à 2,7 M€ HT. Cela va nécessiter un effort de l’ordre de 7 000 € par an pour l’amortissement technique auquel s’ajoute l’annuité d’emprunt de l’ordre de 153 000 €90, soit un surcoût de l’ordre de 4,2 centimes HT au litre91.

 

Sur l’exercice de cette compétence la chambre relève les points suivants :

d’une part, début 2022 l’EPCI n’avait pas arbitré la question de savoir si ce coût serait imputé au contribuable (soutien du budget principal) ou à l’usager (surtaxe), sachant que la vocation industrielle et commerciale du service oriente normalement92 ce choix vers le second ;

            d’autre part, le choix de maintenir le dépôt, présenté comme comportant le moins de risques, n’en est pas dénué pour autant car il s’agit de financer essentiellement des coûts fixes. Ainsi, toute diminution des volumes consommés viendrait renchérir le coût au litre, en cas de transition énergétique rapide, que l’EPCI n’a paradoxalement pas intérêt à promouvoir alors qu’il est engagé par ailleurs dans la protection de ses espaces naturels ;

 

en outre, l’augmentation du prix au litre risque d’encourager les initiatives de déploiement de filières d’approvisionnement individuelles, comme c’est déjà le cas du poste d’avitaillement des pêcheurs (le Palais) depuis 2020. Ce carburant est ainsi livré par des caboteurs de compagnies privées en même temps que d’autres marchandises. Des échanges sont en cours entre la commune centre, gestionnaire du port, la CCBI et la CIM pour que ces flux soient intégrés dans la DSP et gérés par la CIM. » 

La CRC conseille : « Les années à venir devraient être mises à profit par la CCBI pour réfléchir à l’avenir de cet outil, le pétrolier ayant une durée de vie limitée. »

 

 

En 2023 Gerveur da viken diffuse un tract

 

Nous faisons remarquer dans ce tract

 

1 - …Que l’argument invoqué par la présidente de la CCBI

« si on passe au privé on ne contrôle plus rien »

n’est pas recevable puisque l’Anatife et le dépôt sont déjà gérés au prix fort par des entreprises privées !!!! la CIM pour le dépôt : coût 4 centimes par litre et la Compagnie Fluviale de Transport pour l’Anatife :  le nombre de rotations annuel est fixe et le prix du transport est le même quelle que soit la quantité transportée :

 

Conséquence

Moins on consomme plus on paie le litre cher

 

Nous faisons aussi remarquer dans ce tract

 

2 - …Que le seul argument motivant le refus des solutions par le caboteur est la circulation de camions en ville est pour le moins discutable!!

 

Les projets de Seaway figurant dans l’étude (camions par caboteur) sont très bon marché et beaucoup plus sûrs face aux risques . Ils prévoient que pour une consommation annuelle moyenne de 3800 m3, tendant à diminuer lors des prochaines décennies il suffit de 97 rotations avec 3 camions de 13 m3 une trentaine de jours/an. La circulation des camions serait donc très limitée et facile à sécuriser.

 

Et dans la balance l’argument de la fragilité du quai pèse peu car les 2,7 M€ pourraient peut-être servir à une consolidation qui sera en tout état de cause nécessaire à court terme..

 

     *Ne faut-il pas mettre tout en oeuvre pour des solutions pérennes et sûres pour le transport et le dépotage des carburants ? 

 

     * pouvons-nous exiger d’être consultés par la Région pour l’élaboration du prochain cahier des charges en 2029 ?

 

     *et dans l’immédiat allons-nous nous mobiliser pour faire évoluer l’actuel cahier des charges par des avenants sur des points d’ordre pratique pour les bellilois et d’ordre financier ?